K. 110

Symphonie n° 12 en sol

av Wolfgang Amadeus Mozart

Symphonie n° 12 en sol
École de VĂ©rone, attribuĂ© Ă  Giambettino Cignaroli (Salo, VĂ©rone 1706-1770), Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart Ă  l’ñge de 13 ans, Ă  VĂ©rone, 1770.

Composition et contexte

Mozart composa la Symphonie n° 12 en sol majeur, K.110/75b Ă  l’étĂ© 1771 Ă  Salzbourg, sa ville natale, juste avant son deuxiĂšme voyage en Italie (qui eut lieu d’aoĂ»t Ă  dĂ©cembre 1771). La symphonie marque un moment d’ampleur et d’ambition croissantes dans ses premiĂšres Ɠuvres orchestrales : le premier mouvement est le plus long qu’il ait alors Ă©crit. Elle reflĂšte la maĂźtrise croissante par Mozart du genre symphonique, dĂ©passant le modĂšle de l’ouverture italienne en trois mouvements pour tendre vers une structure complĂšte en quatre mouvements.

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Instrumentation

L’orchestration requiert des cordes (premiers et seconds violons, altos, violoncelles/contrebasses), deux hautbois, deux cors en sol, deux flĂ»tes, et deux bassons, avec une partie de continuo typique de l’époque. Les flĂ»tes et les bassons sont utilisĂ©s de maniĂšre sĂ©lective (notamment dans le mouvement lent) pour enrichir la palette timbrale. Cette instrumentation montre la volontĂ© de Mozart de dĂ©passer les trĂšs petits effectifs et d’expĂ©rimenter des couleurs plus riches, mĂȘme Ă  un jeune Ăąge.

Forme et caractĂšre musical

L’Ɠuvre suit un plan en quatre mouvements :

Allegro (sol majeur, 3/4) — un mouvement audacieux et expansif, pour l’époque l’un des plus longs de Mozart, avec des thĂšmes Ă©nergiques et des textures contrastĂ©es.

Andante (do majeur) — plus lyrique et serein, avec une participation accrue des vents (flĂ»tes, bassons) confĂ©rant un caractĂšre plus lĂ©ger et plus raffinĂ©.

Menuet & Trio (Menuet en sol majeur ; Trio souvent Ă©galement en sol majeur) — le menuet prĂ©sente des traits contrapuntiques (canon entre les cordes) qui tĂ©moignent de la maĂźtrise contrapuntique croissante de Mozart.

Allegro (sol majeur, souvent 2/4) — un finale enjouĂ© et vif, au matĂ©riau thĂ©matique galant et Ă  un sentiment de clĂŽture joyeuse plutĂŽt que de complexitĂ© pesante.

Sur le plan stylistique, la symphonie Ă©quilibre l’élĂ©gance galante de la jeunesse de Mozart avec des indices de technique plus avancĂ©e (par exemple des procĂ©dĂ©s contrapuntiques dans le menuet). La disposition en quatre mouvements annonce sa transition vers ce qui deviendra la norme de la symphonie classique Ă  maturitĂ©.

Réception et postérité

Bien que la Symphonie n° 12 soit moins frĂ©quemment programmĂ©e que les grandes symphonies ultĂ©rieures de Mozart, elle occupe une place importante dans la recherche en tant que repĂšre clair de sa maturitĂ© orchestrale prĂ©coce. Le manuscrit autographe est conservĂ© Ă  la BibliothĂšque jagellonne de Cracovie. Les Ă©ditions critiques modernes (telles que la Neue Mozart‐Ausgabe) l’incluent, souvent groupĂ©e avec ses premiĂšres symphonies. La symphonie a trouvĂ© sa place dans les enregistrements de la pĂ©riode de jeunesse de Mozart et est apprĂ©ciĂ©e pour son charme, sa transparence et les indices de la trajectoire de dĂ©veloppement de Mozart. Par exemple, les commentaires d’interprĂ©tation soulignent que la technique de canon du menuet tĂ©moigne de la connaissance par Mozart de l’enseignement contrapuntique de son maĂźtre Giovanni Battista Martini. En raison de sa longueur modeste et de sa date prĂ©coce, elle est souvent recommandĂ©e comme une introduction accessible Ă  l’écriture symphonique de Mozart.

Références

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