Mouvement sinfonique en sol majeur (fragment), K. 504a
von Wolfgang Amadeus Mozart

Le Mouvement sinfonique en sol majeur (K. 504a) de Mozart est un minuscule fragment symphonique survivant de Vienne, écrit à la fin de 1786, alors qu’il avait 30 ans. Conservé à l’état d’autographe sur une unique page de musique, il est très proche, chronologiquement, de la Symphonie « Prague », K. 504, et offre un bref aperçu de Mozart réfléchissant dans un idiome de grande formation orchestrale qu’il ne mènera pas à terme.
Contexte et arrière-plan
À Vienne, à la fin de 1786 (novembre–décembre), Wolfgang Amadeus Mozart (1756–1791) devait concilier ses ambitions théâtrales avec les exigences des concerts et du travail en indépendant — précisément le milieu qui a également vu naître la Symphonie n° 38 en ré majeur, K. 504 (datée du 6 décembre 1786) [1]. Le fragment apparenté K. 504a est lui aussi situé à Vienne, à la fin de 1786, et nous est parvenu comme une œuvre inachevée de la main de Mozart [2]. Sa proximité immédiate dans le catalogue avec K. 504 laisse penser qu’il appartient à la même période créatrice, même si sa destination envisagée — symphonie autonome, mouvement alternatif, ou essai de composition — ne peut être déterminée à partir du seul feuillet conservé [2].
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Caractère musical
Ce que l’on peut affirmer avec certitude est en grande partie conditionné par sa transmission : l’autographe se compose d’une seule page écrite (« 1 Bl. (1 beschr. S.) »), ce qui suggère une continuité musicale brève plutôt qu’un mouvement entièrement développé, avec orchestration déployée sur de nombreuses pages [2]. Malgré cela, la désignation « mouvement sinfonique » renvoie au langage symphonique de Mozart — une rhétorique tonale nette, un élan de type Allegro, et l’attente d’un travail thématique élaboré — plutôt qu’à, par exemple, un mouvement de danse ou de sérénade autonome [2].
En sol majeur, on s’attendrait généralement à des sonorités lumineuses et ouvertes, ainsi qu’à une écriture naturellement favorable aux cors ; l’existence même du fragment laisse entrevoir Mozart en train d’éprouver une palette sonore et un « argument » formel convenant à une exécution orchestrale publique, avant de l’abandonner, sans que le projet d’ensemble n’ait eu le temps de se cristalliser [2].
Place dans le catalogue
K. 504a se place juste à côté de la Symphonie Prague dans la production de Mozart à la fin de 1786, et la Neue Mozart-Ausgabe le classe parmi les fragments conservés du compositeur [2]. Dans cette perspective, il fonctionne moins comme une « symphonie manquante » que comme une parcelle documentaire de l’atelier symphonique de Mozart, au seuil de son style orchestral viennois tardif.
[1] Internationale Stiftung Mozarteum, Köchel-Verzeichnis entry for Symphony in D major, K. 504: dating (Vienna, 06.12.1786) and general work data.
[2] Internationale Stiftung Mozarteum, Köchel-Verzeichnis entry for Sinfonic movement in G major (fragment), K. 504a: status (uncompleted), dating (Vienna, 11–12.1786), and autograph description (1 leaf, 1 written page).




