Deux chants maçonniques (perdus), K. 692
de Wolfgang Amadeus Mozart

Les Deux chants maçonniques (K. 692) de Mozart sont une paire de canons vocaux aujourd’hui perdus, associés à son cercle maçonnique et datés de 1785. Aucune musique n’en subsiste, et l’attribution elle-même est considérée comme douteuse dans les catalogues modernes.
Ce que l’on sait
Le catalogue Köchel répertorie deux entrées sous K. 692 (K. 692/1–2), décrites comme deux chants maçonniques — apparemment des canons — et datées de 1785 ; le lieu d’origine n’est pas transmis avec certitude dans les notices conservées.[1] Aucun manuscrit ni aucune copie ancienne ne semblent avoir survécu ; ces œuvres ne peuvent donc aujourd’hui être éditées ni exécutées à partir de sources.[1]
Étant donné la fragilité de la documentation, K. 692 doit plutôt être considéré comme une œuvre perdue d’authenticité douteuse : il se peut que l’on ait conservé la trace d’une véritable référence à la pratique musicale de Mozart en loge en 1785, mais il est tout aussi possible qu’il s’agisse d’une attribution erronée, plus tardive, dans des sources secondaires.[1] Cette année-là — Mozart, âgé de 29 ans — était très engagé dans la franc-maçonnerie viennoise et composa une musique maçonnique dont l’attribution est assurée, notamment la Maurerische Trauermusik (Musique funèbre maçonnique), K. 477 (1785).[2]
Contenu musical
Comme aucune musique notée (et aucun texte fiable associé) pour K. 692 n’a été conservé, on ne peut rien dire de précis sur son profil mélodique, son effectif en pratique ou sa conception contrapuntique, au-delà de la description générale du catalogue le présentant comme des canons maçonniques.[1]
[1] Köchel Verzeichnis (Mozarteum): entry for K. 692/1–2, “Two Masonic songs” (catalogue description; lost/doubtful work context).
[2] Wikipedia: Maurerische Trauermusik, K. 477 (context for Mozart’s securely attributed Masonic output in 1785).