Arrangement de *Alexander’s Feast* de Händel (K. Anh.A 58)
沃尔夫冈·阿马德乌斯·莫扎特

L’arrangement par Mozart de Alexander’s Feast de George Frideric Händel (K. Anh.A 58 ; également diffusé sous le numéro K. 591) s’inscrit dans son intérêt viennois tardif pour le répertoire choral baroque, préparé vers juillet 1790. Liée aux concerts privés organisés par le baron Gottfried van Swieten, la partition nous est parvenue principalement comme une version d’exécution adaptée plutôt que comme une composition « nouvelle » originale.
Origines et contexte
À Vienne en 1790 — Mozart est alors dans sa trente-quatrième année — il travaille par intermittence à des arrangements de Händel pour le cercle gravitant autour du baron Gottfried van Swieten, dont les exécutions privées contribuèrent à raviver l’intérêt pour des œuvres chorales plus anciennes en traduction allemande [1]. L’arrangement associé à Alexander’s Feast est transmis sous la forme d’une partition pratique destinée à l’exécution, établie à partir de matériaux imprimés antérieurs ; les apports de Mozart se concentrent dans des parties ajoutées et révisées plutôt que dans une recomposition de fond en comble [2].
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Comme cette notice figure dans l’Anhang de Köchel sous K. Anh.A 58, il convient de la comprendre comme un arrangement dont le statut exact (ampleur de l’intervention de Mozart, degré d’achèvement et dossier documentaire de la commande) n’est pas toujours établi avec autant de sûreté que pour les compositions autographes de Mozart. Cela dit, les éléments éditoriaux conservés renvoient à une version viennoise cohérente destinée à l’exécution de l’ode/cantate en deux parties de Händel Alexander’s Feast, or The Power of Music [2].
Caractère musical
Ce que l’on peut décrire avec assurance, c’est la nature des interventions de Mozart. La Neue Mozart-Ausgabe indique qu’un copiste a préparé une « partition de base » à partir d’une ancienne édition imprimée de Händel ; Mozart a ensuite ajouté des parties de vents et, par endroits, modifié l’écriture des cordes — des changements visibles dans les fac-similés et commentés dans la préface [2].
Dès l’ouverture, l’Overtura est instrumentée pour cordes avec des paires de flûtes, de hautbois, de bassons et de cors — une coloration indéniablement classique superposée au cadre händélien [2]. Les numéros suivants montrent Mozart adaptant la palette au texte et à l’écriture vocale en allemand (Ramler d’après Dryden), par exemple en recourant à des paires de flûtes, de clarinettes et de bassons dans l’air/chorus de ténor « Selig, selig, selig Paar! » [2]. Dans le chœur final, la préface décrit des vents doublant les lignes chorales à l’unisson et des octaves tenues aux cors enrichissant la sonorité — une stratégie d’arrangement qui clarifie la diction et élargit la résonance pour un ensemble viennois [2].
[1] Digital Mozart Edition (Mozarteum Salzburg), NMA X/28/1/3 table of contents for Handel arrangements: Alexander’s Feast (K. Anh. A 58 / K. 591).
[2] Neue Mozart-Ausgabe / New Mozart Edition, Series X, Workgroup 28, Volume 3: Handel: Alexander’s Feast — English preface and facsimile commentary (PDF).




