K. 705

Notation mélodique en sol (fragment), K. 705 (sol majeur)

ヴォルフガング・アマデウス・モーツァルト作

Unfinished portrait of Mozart by Lange, 1782-83
Mozart, unfinished portrait by Joseph Lange, c. 1782–83

La Notation mélodique en sol (K. 705) de Mozart est un minuscule croquis pour clavier en sol majeur, dont il ne subsiste qu’un fragment autographe sur un seul feuillet, écrit recto verso. Le Köchel Catalogue Online situe largement la source à Vienne, entre 1786 et 1791, ce qui la place dans les années d’une intense productivité autour de Don Giovanni (1787), lorsque Mozart notait souvent ses idées sous forme d’esquisses brèves et pratiques plutôt que de pièces pour piano entièrement développées [1].

Ce que l’on sait

L’œuvre nous est parvenue sous la forme d’un autographe (un manuscrit de la main de Mozart), transmis en partitur, sur un seul feuillet, écrit sur les deux faces [1]. Dans l’entrée actuelle du Köchel Catalogue Online, elle est classée comme une œuvre inachevée à authenticité vérifiée, et sa datation est indiquée comme Vienne, 1786–1791 (une fourchette plutôt qu’un jour ou un mois précis) [1]. La même source rattache le fragment au contexte plus large d’une feuille d’esquisses de 1787 (Sk 1787a ; Skb 1787b/02), ce qui laisse entendre qu’il relève des papiers de travail de Mozart plutôt que d’une miniature pour piano achevée et destinée à circuler [1].

Contenu musical

K. 705 est essentiellement une idée mélodique notée pour clavier — trop brève et trop incomplète pour fonctionner de façon convaincante comme « pièce » autonome en concert, et qu’il est plus plausible de comprendre comme un aide-mémoire pour Mozart lui-même : un profil à retenir, un début possible, ou un thème en attente d’harmonisation et de prolongement [1]. Même dans une trace aussi infime, le choix du sol majeur renvoie à l’idiome clair et lumineux du clavier que Mozart cultive à la fin des années 1780, où une ligne diatonique nette et une respiration phrastique limpide servent souvent de germe à partir duquel se développent ensuite des textures plus fournies (soutien de basse, voix intermédiaires et équilibre formel). En ce sens, K. 705 correspond à Mozart vers l’âge de 31 ans non comme une « bagatelle perdue », mais comme un aperçu d’une composition en mouvement : la mélodie d’abord, l’achèvement remis à plus tard.

[1] Köchel Catalogue Online (International Mozarteum Foundation): entry for KV 705, including status, dating, key, and source description (autograph; 1 leaf, written on both sides) plus NMA reference.