Mouvement pour un quintette à cordes en si bémol majeur, K. 514a (fragment)
av Wolfgang Amadeus Mozart

Le Mouvement pour un quintette à cordes en si bémol majeur (K. 514a) de Mozart est un fragment inachevé, en un seul mouvement, conservé de la Vienne de 1787 — sa trente et unième année — écrit pour l’effectif « quintette à deux altos » classique (deux violons, deux altos, violoncelle) [1]. Œuvre obscure et très peu documentée, elle n’offre qu’un bref aperçu du paysage sonore que Mozart était alors en train d’élargir, dans la même période viennoise qui vit naître ses grands quintettes à cordes de maturité.
Ce que l’on sait
Un seul mouvement incomplet subsiste de ce quintette à cordes en si bémol majeur, catalogué K. 514a (également transmis sous la cote K. Anh. 80/514a) [1]. L’instrumentation correspond à la texture tardive standard des quintettes à cordes de Mozart — 2 violons, 2 altos et violoncelle — et les sources conservées renvoient à Vienne en 1787, moment où Mozart intensifiait son écriture de musique de chambre parallèlement à d’importants projets théâtraux et instrumentaux [2]. Au-delà de ces données essentielles, on ne sait pas clairement si ce mouvement devait ouvrir un quintette complet en quatre mouvements (le schéma habituel de Mozart dans ce genre) ou s’il s’agissait d’un essai isolé, ensuite abandonné.
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Contenu musical
Ce qui nous est parvenu relève, en somme, de « Mozart pensant en textures de quintette » : une palette plus riche dans le registre médian que celle du quatuor à cordes, le second alto pouvant densifier l’harmonie, échanger des motifs de voix intermédiaires et transformer l’accompagnement en véritable dialogue. Même à l’état fragmentaire, la tonalité de si bémol majeur suggère un idiome plus proche des œuvres de chambre viennoises, amples et chaleureuses, que de la rhétorique plus tourmentée des tonalités mineures de la même année — mais le mouvement s’interrompt avant de pouvoir déployer une argumentation d’envergure. En tant que document, K. 514a est moins un « quintette perdu » qu’une petite fenêtre inachevée sur la fascination de Mozart, à la fin des années 1780, pour la sonorité du quintette à deux altos et ses possibilités de conversation.
[1] IMSLP work page: basic catalog data (K. Anh. 80/514a), key, date, instrumentation; links to scans/editions.
[2] Classical Music (Gramophone) review discussing Mozart’s 1787 string quintets K. 515 and K. 516 and their Viennese context.




