K. 84

Symphonie n° 11 en ré

von Wolfgang Amadeus Mozart

Symphonie n° 11 en ré
École de VĂ©rone, attribuĂ© Ă  Giambettino Cignaroli (SalĂČ, VĂ©rone 1706-1770), Portrait de Wolfgang Amadeus Mozart Ă  l'Ăąge de 13 ans Ă  VĂ©rone, 1770.

Composition et contexte

La Symphonie n° 11 en rĂ© majeur, K. 84/73q est traditionnellement attribuĂ©e Ă  Wolfgang Amadeus Mozart et aurait Ă©tĂ© composĂ©e vers 1770, peut-ĂȘtre durant son sĂ©jour en Italie (Milan ou Bologne) alors qu’il Ă©tait encore adolescent. L’Ɠuvre fait partie de plusieurs symphonies de jeunesse qui adoptent une forme italianisante en trois mouvements plutĂŽt que le modĂšle viennois ultĂ©rieur en quatre mouvements.

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Instrumentation

L’orchestration de l’Ɠuvre est modeste : deux hautbois, deux cors en rĂ© (ou en rĂ© majeur), et un pupitre de cordes (premiers et seconds violons, alto, violoncelle/contrebasse). Certaines sources mentionnent une basse continue (clavecin ou orgue) et Ă©ventuellement un renfort de basson, typiques de l’époque. Notamment, elle manque de trompettes et timbales, ce qui rend la sonoritĂ© plus lĂ©gĂšre que dans certaines autres symphonies « festives » de jeunesse de Mozart. Cette instrumentation plus intime s’inscrit dans l’esthĂ©tique de l’ouverture/symphonie italienne de l’époque.

Forme et caractĂšre musical

La symphonie comporte trois mouvements :

Allegro (rĂ© majeur) – un premier mouvement alerte en mesure commune, avec un thĂšme clair de style galant et une Ă©criture orchestrale transparente.

Andante (la majeur) – plus lent, plus lyrique, avec des contrastes de caractĂšre ; certains analystes y relĂšvent une « ambiance Ă  la Gluck ».

Allegro (rĂ© majeur) – un finale enlevĂ©, marquĂ© par des motifs de triolets rĂ©currents et des affinitĂ©s d’opĂ©ra buffa dans son rythme.

Sur le plan stylistique, l’Ɠuvre reflĂšte l’assimilation par le jeune Mozart de l’écriture symphonique Ă  l’italienne : Ă©lĂ©gante, concise, aux textures claires, et privilĂ©giant la forme en trois mouvements de type ouverture. En raison de sa briĂšvetĂ© et de sa forme, la piĂšce est souvent perçue moins comme un vĂ©ritable dĂ©veloppement symphonique que comme un divertimento orchestral ou une symphonie de type ouverture.

Incertitude quant à l’attribution

L’attribution de l’Ɠuvre est incertaine. Bien qu’un manuscrit viennois ancien l’attribue Ă  Wolfgang Amadeus Mozart, des copies du XIXe siĂšcle l’attribuent alternativement Ă  Leopold Mozart (son pĂšre) et Ă  Carl Ditters von Dittersdorf. Le musicologue Neal Zaslaw a procĂ©dĂ© Ă  des comparaisons stylistiques et a conclu que Wolfgang demeure le compositeur le plus probable des trois candidats. L’absence d’une partition autographe accroĂźt encore l’incertitude ; la symphonie figure donc parmi les Ɠuvres de Mozart « d’authenticitĂ© douteuse ».

Réception et postérité

La Symphonie n° 11 n’a pas intĂ©grĂ© le rĂ©pertoire de concert standard comme l’ont fait les symphonies ultĂ©rieures de Mozart, mais elle prĂ©sente un intĂ©rĂȘt pour les chercheurs et les interprĂštes qui s’intĂ©ressent Ă  ses premiĂšres Ɠuvres orchestrales. Les Ă©ditions modernes (telles que la Neue Mozart-Ausgabe) publient l’Ɠuvre avec la rĂ©serve d’une authenticitĂ© douteuse. Sa forme compacte — d’environ 9 Ă  12 minutes — la rend propice Ă  son inclusion dans des enregistrements des premiĂšres symphonies de Mozart, offrant un aperçu de son stade de dĂ©veloppement en tant que symphoniste. Les notices d’interprĂ©tation soulignent souvent la saveur opĂ©ratique de l’Ɠuvre (surtout dans le finale) et son orchestration Ă©purĂ©e, caractĂ©ristiques du style symphonique italien.

Références

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