Sinfonia Concertante (fragment) en la majeur pour violon, alto et violoncelle, K. 320e
di Wolfgang Amadeus Mozart

La Sinfonia Concertante de Mozart pour violon, alto et violoncelle (fragment), K. 320e, est un projet salzbourgeois inachevé datant de 1779, lorsque le compositeur avait 23 ans. Ce qui en subsiste laisse entrevoir la fascination de Mozart — tout juste revenu de ses voyages et de la vogue de la sinfonia concertante — pour l’art d’équilibrer plusieurs solistes à cordes sur un fond orchestral.
Ce que l’on sait
La Sinfonia Concertante en la majeur pour violon, alto et violoncelle, K. 320e, ne nous est parvenue qu’à l’état de matériaux incomplets, et non sous la forme d’une partition achevée et exécutable.[1] La datation la plus couramment retenue est 1779, à Salzbourg — ce qui la situe dans la même période particulièrement féconde au cours de laquelle Mozart acheva la célèbre Sinfonia Concertante pour violon et alto en mi bémol majeur, K. 364 (320d).[2]
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Une page autographe du fragment est attestée et reproduite via la Digital Mozart Edition, confirmant l’existence d’au moins un feuillet conservé de la main de Mozart.[3] Au-delà de ces vestiges, l’ampleur originale envisagée pour l’œuvre (plan complet en plusieurs mouvements, orchestration précise, et éventuelle présence de cadences) ne peut être reconstituée avec certitude à partir de l’état de conservation actuel.
Contenu musical
Même à l’état fragmentaire, le principe frappe : trois voix solistes à cordes d’égale importance (violon, alto, violoncelle) engagées dans un dialogue de type concertant — prolongement de l’intérêt de Mozart, en 1779, pour l’écriture à plusieurs solistes.[1] Le manuscrit laisse penser que Mozart expérimentait pour le violoncelle un rôle plus audacieux que ne l’exigeait généralement sa pratique antérieure du concertant à cordes, le traitant comme un véritable protagoniste mélodique plutôt que comme un simple renfort de continuo.[1] En ce sens, K. 320e apparaît comme un compagnon d’atelier de K. 364 : une expérience salzbourgeoise de rhétorique concertante — retours de ritornello, écriture conversationnelle et clarté tonale — restée sur la table de travail au moment même où se dessinait la solution mûre et pleinement aboutie de Mozart.
[1] Overview of K. 320e as an incomplete sinfonia concertante; notes on fragmentary status and cello writing.
[2] Boston Symphony Orchestra work note noting an early 1779 A-major sinfonia concertante attempt that “didn’t get far,” before K. 364 was completed.
[3] Wikimedia Commons file page for a manuscript image of K. 320e, sourced from the Digital Mozart Edition (dme.mozarteum.at).




