K. 628

Divertimento en ut majeur pour piano à quatre mains (perdu), K. 628

av Wolfgang Amadeus Mozart

Mozart family portrait by Carmontelle, 1764
The Mozart family in Paris, 1763–64 (Carmontelle)

Le Divertimento en ut majeur pour piano à quatre mains (K. 628) de Mozart est une œuvre de jeunesse aujourd’hui perdue, datant vraisemblablement de ses années londoniennes, généralement située en 1764–65, alors qu’il avait huit ans. Bien que des catalogues ultérieurs en transmettent le titre et l’effectif, l’œuvre elle-même n’a pas été conservée, et son authenticité est mise en doute par la recherche mozartienne moderne.

La vie de Mozart à l’époque

En 1764, la famille Mozart se trouvait à Londres dans le cadre de la célèbre tournée européenne qui révéla l’enfant-compositeur au grand public, Wolfgang Amadeus Mozart (1756–1791) s’y produisant à la fois comme interprète et comme improvisateur. Le Köchel-Verzeichnis situe ce Divertimento perdu à quatre mains à Londres, en 1764–65, à une période où Mozart et sa sœur Maria Anna (« Nannerl ») commençaient à jouer ensemble sur un même clavier — une formule alors d’une nouveauté assez exceptionnelle [1]. Dans ce contexte londonien, une courte pièce de divertissement en ut majeur pour deux exécutants aurait convenu aussi bien à la pratique musicale domestique qu’aux démonstrations publiques de virtuosité précoce données par la famille.

Caractère musical

Comme aucune partition n’est conservée, il serait irresponsable de tenter une description musicale précise — plan des mouvements, thèmes ou conception formelle — en la reconstituant. Tout ce que l’on peut affirmer se limite au profil fourni par le catalogue : un Divertimento achevé en ut majeur pour clavier (instrument à clavier) à quatre mains, transmis comme perdu [1]. Sur le plan éditorial, il vaut mieux le considérer comme une attribution douteuse, ou du moins insuffisamment étayée, malgré sa présence dans des listes historiques : en l’absence de texte musical, toute vérification stylistique est impossible, et le titre divertimento lui-même peut relever d’une habitude de catalogage ultérieure plutôt que de la formulation de Mozart.

[1] Internationale Stiftung Mozarteum, Köchel-Verzeichnis entry for K. 628 (status, key, dating, transmission).