An die Freude (K. 53) en fa majeur
볼프강 아마데우스 모차르트 작

An die Freude (K. 53) de Mozart est un Lied allemand concis en fa majeur, écrit à Vienne en novembre 1768, alors qu’il avait douze ans. Mise en musique strophique pour voix et clavier, il appartient à la couche la plus ancienne des Lieder de Mozart qui nous soit parvenue — et n’a rien à voir avec la future « Ode à la joie » de Schiller.
La vie de Mozart à cette époque
Wolfgang Amadé Mozart (1756–1791) compose An die Freude (K. 53) à Vienne en novembre 1768, durant le séjour prolongé de la famille dans la capitale impériale, alors qu’il est âgé de douze ans.[1] L’œuvre est conservée dans des sources suffisamment proches de l’époque de Mozart pour en préserver les forces d’exécution de base — voix soliste avec clavier (clav) — ce qui suggère un usage domestique, pédagogique ou de salon plutôt qu’une destination publique.[1]
Caractère musical
Le chant porte l’indication Mässig (« modéré ») et se présente comme un Lied strophique simple et chantant : un unique dessin mélodique destiné à porter plusieurs strophes.[2] La ligne vocale de Mozart progresse surtout conjointement, avec de petits ornements, tandis que la partie de clavier fournit une charpente harmonique claire — souvent dans des rythmes simples et réguliers qui maintiennent l’avancée du texte.[2] Le poème s’ouvre sur « Freude, Königin der Weisen » (« Joie, reine des sages »), et le texte est généralement attribué à Johann Peter Uz (1720–1796), bien que des transmissions plus anciennes aient circulé sans mention d’auteur.[1][3] Dans ce format miniature, la pièce laisse déjà entrevoir la manière dont Mozart fait coïncider la cadence grammaticale avec la cadence musicale — signe précoce de l’attention au texte qui animera plus tard ses mélodies de maturité et ses airs d’opéra.
[1] Köchel-Verzeichnis (International Mozarteum Foundation): KV 53 entry with dating (Vienna, 11/1768), key, instrumentation, and transmission notes.
[2] Score (PDF) via IMSLP: *An die Freude*, K. 53 (K. 47e), showing tempo marking (*Mässig*), vocal line and keyboard accompaniment, and strophic layout.
[3] IMSLP work page: general work data (K. 53/47e), key, year, forces, and attribution of text to Johann Peter Uz.