Allegro en do pour clavier (douteux), K. 650
par Wolfgang Amadeus Mozart

L’Allegro en do pour clavier (K. 650) de Mozart est une brève pièce pour clavier, en un seul mouvement, d’authenticité douteuse, transmise sous une forme qui semble être une réduction pour clavier d’un Allegro orchestral en do majeur. La datation en est incertaine, mais on la situe généralement à la fin des années 1760, lorsque Mozart était encore au début de son adolescence [1].
La vie de Mozart à l’époque
À la fin des années 1760, Mozart circulait avec sa famille entre Salzbourg et Vienne, s’imprégnant d’un large éventail de styles tout en écrivant encore dans des genres concis, destinés au divertissement, pour la musique de cour et la pratique domestique [1]. Comme K. 650 est d’attribution incertaine et que son lieu d’origine n’est pas solidement documenté, il vaut mieux le comprendre comme relevant du répertoire plus vaste des Allegro pour clavier et orchestre associé au Mozart adolescent, plutôt que comme une « déclaration biographique » en miniature à l’attribution assurée [1].
Caractère musical
Ce qui nous est parvenu sous le numéro K. 650 est un Allegro en do majeur pour clavier, noté comme un mouvement complet conservé [1]. Le catalogue du site de référence des spécialistes mozartiens suggère que l’écriture pour clavier pourrait correspondre à une réduction — comprimant ce qui, à l’origine, aurait pu être des textures orchestrales dans un format jouable à deux mains — de sorte que la surface musicale vise probablement une rythmique harmonique claire, de lumineuses cadences en do majeur et ce type de phrasé périodique direct typique des mouvements d’ouverture rapides [1]. Entendue sous cet angle, la pièce s’accorde (du moins stylistiquement) avec la formation du jeune Mozart, faite de thèmes énergiques fondés sur les accords parfaits et d’une virtuosité de traits rapides, même si la question précise de l’attribution reste non résolue.
[1] Internationale Stiftung Mozarteum (Köchel Verzeichnis): KV 650, Allegro in C for clavier — authenticity, transmission, and dating summary.